Photo d'un enfant noir apprenant l'informatique

 

Aujourd’hui entrepreneur dans l’éducation, cette question m’est rapidement apparue évidente.
Bon élève, doué en lettres et en philo, le droit m’a tendu les bras.

Cependant, le passage du monde estudiantin au monde de l’entreprise est comparable à apprendre une nouvelle langue qu’on ne connaissait pas avant.

Il est certain que j’aurais souhaité apprendre la comptabilité plus tôt, qui demeure la référence de pensée quasi universelle de la santé financière personnelle et professionnelle.

Aussi, j’aurais voulu comprendre la fiscalité plus en amont – de ses origines constitutionnelles et régaliennes – à son application concrète de la feuille d’impôt qui arrive dans la boîte aux lettres du citoyen.

Enfin, j’aurais souhaité aborder l’art des relations. Apprendre à maitriser ses émotions et à appréhender celles des autres enseigne aussi à couper rapidement les rapports toxiques.
Ce sont nos mots qui ont ce pouvoir formidable ou rédhibitoire sur nos vies, sans eux nous ne pouvons rien – avec eux, nous pouvons tout – y compris nous nuire gravement.

Pour terminer, l’enseignement de formules latines en fac de droit à su aiguiser ma pensée et mes capacités d’analyse et de logique.
Je regrette de n’avoir profité du latin qu’en cinquième, époque à laquelle j’étais encore un peu immature pour l’apprécier.

Robert Boisbouvier, pour Papyrus Editions

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